vendredi 24 avril 2020

Le regard du promeneur.


 




Jadis, connue comme une forêt touffue, remplie d'espèces de tous genres, attirant l'attention de tous à première vue. Cette belle verdure a laissé place à une forêt clairsemée, des arbustes qui résistent difficilement au vent et feux de brousse.La forêt classée du Diassing a perdu son lustre d'antan, sous l'effet des actions humaines, elle est devenue presque un désert.

Le diassing est la zone naturelle qui s'étire sur plus de 50 km,du village de Boussoura  à la sortie de la commune de Sédhiou à Boumouda dans la commune de Djirédji , regroupe plusieurs localités  et communes, il est le réservoir naturel de la région sédhiou. Des années avant, il représente le décor luxuriant de la région, où on aperçoit à perte de vue des arbres et des animaux sauvages qui meublent ce paradis terrestre.
Allant du vène au xaiya sénégalensis, tout ces arbres aux fonctions diverses, faisaient partie du patrimoine forestier de la localité.  
Les dernières études et opérations menées par les services compétents montrent que ces espèces font l'objet d'agression des contrebandiers, au mépris de leur rôle dans l'équilibre de l'écosystème.
Au fil du temps , le constat est amer voir surprenant, selon, les chiffres produits, sous peu la verte Casamance deviendra la Casamance jaune.
Mais aujourd'hui, rien ne reste de ce parc encore moins de cette forêt classée, interdite à l'exploitation, toutes ces espèces géantes ont été élaguées sous l'effet de la coupe abusive et des feux de brousse.
Comme vous le voyez sur ces images, par la simple observation , on peut atteindre plus de 700 m , rien qu'une clairière, parsemée, sur un sol appauvri par le feu et les actions dévastatrices de l'homme.
Malheureusement, les autochtones , sont les plus affectées, ils subissent de plein fouet la dégradation de la nature.L'agriculture en paie le prix, les éleveurs devenus nomades, l'habitat et le cadre de vie se joignent aux difficultés. 

mardi 21 avril 2020

La forêt brule,


 
 




Chaque année des hectares de forêt brulent à Sédhiou, menacent le couvert végétal , la survie du cheptel et pèsent un lourd fardeau à l'économie du pays.
Entre 2016 à 2018, nous renseignent les chiffres disponibles auprès des services des eaux et forêts, plus de 625 ha sont partis en fumée.Cette situation  qui perdure, laisse entrevoir plusieurs explications, selon les acteurs"Les pratiques ancestrales persistent, la mise à feu volontaire pour préparer les champs avant l'hivernage,malheureusement, ces auteurs n'arrivent pas à circonscrire le feu et les dégâts se comptent par centaine" a-t-on expliqué.
 Non seulement cette pratique reprend de plus belle, mais le département de Bounkiling en souffre énormément.

Dans l'arrondissement de Diaroumé, plus précisément dans le village de Ndiama , comme témoignent ces images,la fumée,les herbes calcinées, les animaux en errance entre autres.

Un spectacle s'offre à nous , deux jeunes filles sur leur tête des bassines, viennent désespéramment, verser le contenu de leur objet pour ralentir la frénésie de ce feu aux allures dévastatrices.
A bord d'une moto, nous avons cru au scénario habituel, personne en mesure de vous dire la provenance.Nous constatons le désemparement, des ces jeunes et vieux qui veulent arrêter ce sinistre mais en vain. Un sexagénaire,"je suis habitué, chaque année je me déplace de village en village pour chercher de l'herbe pour mes animaux, en saison sèche difficile d'en trouver, les rares feuilles vertes sont calcinées", il avoue son désarroi. Assis, les mains sous le  menton, ce vieillard venu de loin pour satisfaire les besoins de  sa famille se désole de la situation. Il rajoute, sous cet élan , toute la forêt va bruler ne laissant place à aucune espèce.

Au-delà, des arbres et herbes, la  vie des hommes est aussi menacée par ce phénomène qui prend de l'ampleur de plus en plus. Pour rappel , l'année dernière au même moment, un feu a emporté plusieurs hectares de forêts contiguës dans les communes: de boghal,faoune,djinani,ndiamalakel.
La réaction des populations se mesurait à la hauteur des dégâts causés par cette calamité.
Au cours des rencontres, les participants émettent souvent leur crainte face à ce fléau qui n'a pas de remède.
Pire, en cette période de couvre-feu, les populations auront du mal à arrêter un tel phénomène, nous confie un ami de la forêt.Ce dernier a proposé une riposte communautaire pour mettre fin à cette tragédie en ces termes.

dimanche 12 avril 2020

22 points de passage entre le Sénégal et la Guinée -Bissau, le département de Goudomp demeure le point névralgique de la région de Sédhiou.

Dans l'optique de se joindre à l'appel du Président de la République,l'honorable député Boubacar Biaye a sillonné les grandes stations FM de la région pour apporter sa touche dans la lutte contre le covid-19.


Ce dimanche 12 avril, il a été l'invité de Pukmel FM,  en mandingue, il est revenu largement sur cette maladie à coronavirus."cette maladie est certes dangereuse, mais évitable en respectant les consignes, la distanciation sociale, les règles d'hygiène entre autre" il a argué.Le combat pour éradiquer ce fléau qui va remuer l'économie mondiale , nous préoccupe tous, les montants colossaux débloqués pour assister les différents secteurs, témoignent l'ampleur de la situation, a-t-il dit.
Sur les ondes de cette station qui balaie plusieurs localités, les interventions ont été nombreuses, les positions sont diverses sur la question, surtout l'arrêt des prières de vendredi et le confinement dans les foyers.
A ce niveau le Maire de Karantaba Seydou Solly a aussi apporté sa contribution pour éclaircir la lanterne des populations" la prière de vendredi a été bien expliqué par le prophète PSL, il ajoute à son époque, une grosse pluie s'était abattue sur la Mecque et ses environs ,il demanda à Bilal de faire l'appel dans lequel, il demanda aux fidèles de prier chez eux", a-t-il évoqué.

La question des motos Jakarta qui assurent la liaison entre le Sénégal et la Guinée- Bissau ,évoquée , ils ont aussi demandé la rigueur dans l'application des textes. Le député Biaye a rappelé la rigueur des autorités guinéenne dans l'application des textes, il en appelle à faire autant du côté sénégalais.
 De l'avis de plusieurs personnes, on parle de régression de cas importés mais sous cet élan, on en aura, ont-ils insisté.
Pour rappel le département de Goudomp partage une ouverture large avec la Guinée-Bissau et comporte plusieurs passages non répertoriés par les autorités.Ces entrées et sorties non contrôlées demeurent le point névralgique de la région.
Plusieurs personnes qui présentent des signes ont fait l'objet de tests mais négatifs, nous renseigne un personnel soignant.
Toutefois, la psychose est toujours grande, dès l'annonce d'un tel cas.



jeudi 9 avril 2020

Orientation sur le covid-19

Le préfet Ibrahima Fall
District sanitaire aux journalistes
Démonstration de lavage des mains
Les journalistes participants
Djabel Dramé médecin-chef
une rencontre qui s'est tenue à la salle de réunion du district sanitaire de sédhiou, présidée par le   docteur Abdoulaye Sagna. Selon le président, cette séance consiste à mettre à niveau les acteurs et hommes de la santé en matière  d'information sur le covid-19.

 A cet effet, plusieurs communications ont été faites, d'abord, M. sagna, nous a  entretenu sur le covid-19, sa progression et son élan mondial.A sa suite, Sadio Dème chargé de la communication de l'institution a aussi rappelé les règles d'hygiène pour se prémunir de la maladie.Enfin, Diop Ndiaye chargé de l'épidémiologie a aussi rappelé les pratiques de l'usage du savon et gel alcoolisé.

 Le préfet de sédhiou,Ibrahima Fall , revenant d'une mission de supervision a donné l'information de la prise de l'arrêté de l'interdiction de la traversée entre Diattacounda et Bambali. De son avis, cette mesure devrait être prise depuis longtemps mais, il ajoute que sédhiou comporte ses spécificités.

Argumentant la décision, il précise que ces points de passage sont des endroits où la maladie peut entrer.Toutefois, il a souhaité la franche collaboration entre ces entités pour mieux combattre ce fléau.

Le médecin-chef de district de sédhiou en la personne de Djabel Dramé, va faire un brillant exposé des origines du virus jusqu'au débat de faux vaccins en Afrique.Comme en face de lui des stagiaires de la santé, aucun point nébuleux n'a été laissé, il a évoqué la première apparition de ces virus vers les années 2000.Par contre, il insiste sur ce nouveau type qui parait virulent et les études se poursuivent sur lui, afin de déterminer son gène.il rappelle l'urgence de la vigilance.
Les derniers résultats issus des statistique du Ministère renseignent sur la prolifération des cas communautaires, il informe que la maladie est bien présente, il faut une riposte de la communauté.

Il a aussi demandé aux journalistes d'éviter de diffuser des informations qui ne sont vérifiées, faisant allusion au cas de soumboundou Pakao, où une vidéo a circulé montrant des hommes de couleur blanche donnant des médicaments aux populations. Cette fausse nouvelle a fait le tour du monde avant d'être contre vérifiée , alors qu'il n'en est rien.

mercredi 8 avril 2020

Lutte contre le trafic de bois, le calvaire des bérets verts



06 personnes arrêtées à Nianguiguine pour rébellion, acte d’outrage à un agent de la force publique, par les services des eaux et forêts en compagnie de la brigade de gendarmerie de Sédhiou.

Selon les témoignages recueillis auprès de bonnes sources, les agents des eaux et forêts à leur tête le sergent-chef Moussa Bopp, ont effectué une patrouille dans cette zone de Sakar, plus précisément à Nianguiguine.
 La patrouille consistait à identifier la présence de coupeurs ou trafiquants de bois, en usant de leur tactique pour identifier les infractions forestières.
Selon cette même source, ils ont suivi les traces de pneus jusqu’à un lieu, ils ont découvert une charrette garée mais l’animal servant de traction absent aussi. C’est ainsi qu’ils ont décidé de mettre la lumière sur cette affaire, à en croire à leurs propos, ces villages sont pour la grande majorité des transits pour les contrebandiers.
Dans l’optique de mettre la lumière sur cette affaire, ils ont d’abord cherché à connaitre la maison du chef de village. Ils tombent sur un groupe de jeunes qui les accueillent mal.  Ces derniers ont fait obstacle pour l’exécution de la mission, non seulement, ils leur ont proféré des injures mais ont pris à parti les forestiers. Toujours dans le récit de notre narrateur, ils ont fait preuve de retenue bien qu’ils soient armés.
Dans cette atmosphère chaude qui a duré plusieurs minutes, ils se sont référés à leurs supérieurs et ces derniers ont saisi la gendarmerie.
L’adjudant-chef Abdoulaye Sy, enquêteur ferré, a utilisé des techniques pour les atteindre, en mettant  la brigade de gendarmerie de Bounkiling à contribution.Cet acte posé, ils se transportent avec ses hommes  sur les lieux, pour venir avec eux.
Les interrogations des pandores ont permis de démasquer les véritables auteurs, sur les quatorze interpellés, 06 ont été formellement identifiés par les forestiers et trois autres absents. Ces enquêtes ont aussi révélé la présence de troncs de vène et des planches sciées mais un produit qui a disparu ,s’inquiète le commandant.
Plus loin, l’officier de police judiciaire nous confie que ces actes sont graves et peuvent porter atteinte à l’exercice de la fonction, il nous annonce la prise de mesure de garde à vue à leur encontre , conclut-il.
Nous avons aussi approché un spécialiste qui nous signifie les dispositions prévues par le code forestier, selon lui, les faits peuvent prévaloir des peines allant de 02 à 05 ans de prison, lesquelles sont visées par les articles 57,58 dudit code.
Autour de cette affaire, forestiers et Gendarmes sont décidés d'en finir aux pratiques de défiance.Ces derniers moments, nous assistons aux formes de rébellion à l'endroit des agents de la force publique( refus de  se soumettre, injures entre autres). Ces phénomènes qui  se multiplient, ne doivent pas être  impunies, nous avance une personne qui a requis l'anonymat. il se joint aux affirmations de ses prédécesseuts pour suivre leur cadence, il soutient que  ces actes  sont synonymes d'absence de l'Etat or, force reste à la loi, peste-t-il.




vendredi 3 avril 2020

Bilan du couvre-feu






18 personnes interpellées pour délits divers:cession de permis, faux et usage de faux, non respect de l'interdiction de rassemblement entre autres.

La brigade de gendarmerie de sédhiou a dans sa  mission de sécurisation et de suivi des recommandations nationales effectué des rondes pour s'assurer de l'effectivité des mesures.A cet effet, les éléments ont  effectué plusieurs saisies, allant des conducteurs aux badauds qui s'érigent dans les villages en anticonformistes. Dans le panier, les délits sont divers, certains ont payé une amende forfaitaire par contre d'autres vont en découdre avec la justice à l'image de cette  personne détenant un faux laissez-passez du préfet de Rufisque , sur lequel document le cachet n'est ni authentique et encore moins la signature de l'autorité administrative.C'est comme si ces sorties ont été aussi une occasion de débucher des caches de médicaments où le gérant n'est ni la personne qualifiée. Interrogés, les enquêteurs se disent fermes sur cette question et préfèrent

la laisser à l'appréciation du juge.
A ce jour les pandores sont décidés à jamais d'assainir le département de toute activité illicite nous a confirmé Abdoulaye Sy Commandant de la brigade. A noter toujours un imam a été aussi arrêté pour avoir dirigé  la prière de vendredi à Sansamba.

Dans la nuit du 03 au 04 avril, une autre descente a permis d'interpeller 7 individus pour non respect du couvre-feu, conduite au-delà de l'heure autorisée.

Le commandant de brigade nous confie que ces actes sont graves et punis par le législateur sénégalais, comme la situation est critique, on préfère les sensibiliser pour qu'ils ne recommencent plus a-t-il ajouté.



mercredi 1 avril 2020

Covid-19, Sédhiou la réaction tardive des Maires irrite le Ministre de la culture et de la communication



Dans le cadre du suivi des recommandations nationales, une visite guidée dans le département Goudomp a conduit une délégation forte de plusieurs personnes dans les différents sites.
Ce samedi 28 mars 2020.




Le bac chargé de la traversée entre Sédhiou et sardiniery  est mis en marche, la distanciation normale respectée, les causeries habituelles interrompues, tous se mettent dans un état d’alerte rouge. Après plusieurs minutes passées dans l’eau, nous avons atteint la rive ou le préfet de Goudomp et sa délégation nous attendaient.
Un entretien de courte durée, les chauffeurs qui descendent un à un du bac, ont repris le chemin vers Tanaff, une zone avec ouverture vers la Guinée-Bissau. Le convoi est arrivé et a visité d’abord le poste contrôle, les agents sont au fait de l’actualité, munis de gangs, masques, distance réglementaire pour s’adresser aux passagers. La surprise fut grande de voir l’absence de site d’isolement en cas de problème.
Le Ministre de la culture et de la Communication s’est offusqué de cette situation face au Maire Ibrahima Gomis « Vous devez prévoir ces situations à tout moment, le pays traverse une crise ,aucune économie à faire, nous devons concentrer tout sur la lutte contre cette pandémie. Vous ne devez pas déroger à la mouvance nationale qui se veut de combattre toute forme de résistance », a-t-il avancé.
Cette étape finie, la direction du poste de contrôle de la douane est prise, les lave-mains y sont mais les gels alcoolisés absents et les thermos flash, les mêmes remarques sont portées au Maire.
Dans la foulée de cette visite, la délégation s’est rendue aussi à Samine, Goudomp, où la prise de conscience est réelle mais l’absence de savon est remarquée.
Le district sanitaire de Goudomp a déjà aménagé une place pour accueillir les malades en cas de situation critique. Interrogé sur la visite le Ministre répond « Nous sommes heureux de voir que les recommandations du président de la république sont suivies, néanmoins, nous avons constaté des impairs à corriger immédiatement. Il a ajouté que des décisions fermes seront prises à l’endroit de personnes malveillantes qui tiennent un discours parallèle tendant à créer une dissonance dans la communication gouvernementale », il conclut.  Au même titre le gouverneur Pape Oumar Diallo a aussi insisté sur la porosité des frontières « Nous avons fait le même constat à Goudomp avec cette ouverture vers la Guinée-Bissau où la surveillance peut avoir des failles, mais nous allons instruire l’armée pour des patrouilles constantes. Je tiens aussi à dire que les personnes qui présentent les signes de cette maladie ne fassent pas l’objet de stigmatisation, il appartient au personnel de santé de savoir qui est malade et qui ne l’est pas", a-t-il insisté.
Pour l’étape finale, on s’est rendu à Mangacounda la limite de la région de Sédhiou entre celle de  Ziguinchor, le constat est le même, le dispositif est mis en place.Le convoi a repris le chemin sur sédhiou avec un bel espoir.

mercredi 25 mars 2020

Un ASP se donne la mort à Sédhiou





Il s'appelle Damien Mar de son vivant, ce jeune âgé de la trentaine s'est tranché la gorge aux environs de 11 h dans la forêt de Bakhoum.Une bourgade distante de la commune de Sédhiou que de 2 kilomètres.
 Une nouvelle qui a surpris tout le monde.Elle s'est vite répandue, comme une traînée de poudre, elle s'est aussi  amplifiée dans la ville ou les interrogations se multiplient sur ce sujet.
 Connu d'un garçon calme et serein qui n'a de différend avec personne, pourrait-il arriver à ça?
C'est cette question qui est suspendue sur toutes les lèvres. Interrogés, les premières personnes arrivées sur les lieux, se tiennent à la version fournie par son père. Elles ajoutent  à ce sujet , l'avoir trouvé dans une mare de sang où il se débattait avec ses dernières forces.
 Toujours ces mêmes personnes ont avancé qu'il a annoncé à son père, qu'il était recherché et son heure à sonner pour en découdre avec ses ennemis.
 Le vieillard tentant de l'en dissuader n'a pu le maîtriser, il lui échappa et se retira au  fond de la forêt avec un coupe- coupe, à en croire aux mêmes sources.
Son père se mit sur la moto pour demander de l'aide en ville, mais le renfort est arrivé un peu tard car il a déjà réalisé son acte ultime.Ces personnes qui sont bien aux faits de l'événement sinistre, ont révèlé  qu'ils étaient partis à la recherche de plantes médicinales, lui et son père.La gendarmerie a aussitôt ouvert une enquête pour déterminer les circonstances réelles de sa mort.


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jeudi 19 mars 2020

Le chiisme et le sunnisme :convergences et divergences






La scission de ces deux courants de l’islam remonte à la mort du prophète Mahomet, en 632. Se pose alors la question du successeur le plus légitime pour diriger la communauté des croyants :
les futurs chiites désignent Ali, gendre et fils spirituel de Mahomet, au nom des liens du sang ;
les futurs sunnites désignent Abou Bakr, un homme ordinaire, compagnon de toujours de Mahomet, au nom du retour aux traditions tribales.
Une majorité de musulmans soutiennent Abou Bakr, qui devient le premier calife. Depuis, les sunnites ont toujours été majoritaires. Ils représentent aujourd’hui environ 85 % des musulmans du monde. Les seuls pays à majorité chiite sont l’Iran, l’Irak, l’Azerbaïdjan et Bahreïn, mais d’importantes minorités existent au Pakistan, en Inde, au Yémen, en Afghanistan, en Arabie saoudite et au Liban.


Ibrahima Sakho ,Agronome  de formation par ailleurs théologue et vice -président national de l'association des Chiites du Sénégal, a été le conférencier ,ce samedi au Pavillon H à la chambre 26.

Une animation qui s'est articulée autour des origines du Chiisme,ses divergences avec le sunnisme.
Ibrahima Sakho,a rappelé que les divergences entre ces deux courants de pensée ont été accentuées par les puissances étrangères pour marquer la fracture. Il rajoute,   "Les sunnites considèrent le Coran comme une œuvre divine, explique-t-il , l’imam est un pasteur nommé par d'autres hommes, faisant office de guide entre le croyant et Allah pour la prière ; dans certaines situations, il peut s'autoproclamer"
 A lui de poursuivre quant au Chiites, ils  considèrent l’imam étant un descendant de la famille de Mahomet.Ainsi , il assume dignement les fonctions de  guide. Son rôle apparait indispensable dans la communauté, rappelle-t-il. L'autorité qu'il incarne vient de Dieu rassure-t-il. C’est pourquoi leur clergé est très structuré.
Selon ,le conférencier le chiisme a cohabité avec les autres courants de pensée du vivant du prophète PSL,  qui  reconnaissait en Ali des compétences, a-t-il démontré.Mais la campagne de diabolisation de celui-ci lui prête une autre connotation négative, avance-t-il.Malgré ,les différenciations nettes opérées par les observateurs de la oumma. Sakho défend que la différence ne réside guère sur la pratique cultuelle par contre sur les interprétation de certaines pratiques, des verset et l’imamat.

Interpellé sur la conception funéraire,ce après la mort,le projet de réécriture  du coran à travers les déclarations qui sont aux antipodes du sunnisme.Il répond que le chiisme est loin de toutes ces tentacules, il avance que les chiites n'ont qu'un seul livre le coran et une seule pensée la loi islamique.
De son avis ,la question de la succession du prophète a été  la pomme de discorde entre sunnites et chiites. En poursuivant que  l'imamat de Aly fut écarté par les autres compagnons.

Plus loin ,il affirme que la perception du chiisme que nous avons découle de l'image que les puissance destructrices veulent qu'il soit.Car le débat entre les chiites et sunnites n'est que problème d'idées non une différenciation de principes,préjugés construits par plusieurs sénégalais de conviction sunnite, a -t-il insinué. Dans son exposé ,il apparaît que le chiisme a fait son entrée effective  au Sénégal vers les années 80. Devant l'enracinement profond des musulmans dans le sunnisme, fait que le chiisme est pratiqué par une infine partie de la population.D'où,  il représente  que 15% de la population.

La doctrine chiite est un courant de pensée qui prépare des ripostes contre l'agression de l'islam par l'intellectualisme a -t-il affirmé.Comme une sorte d'invite, Ibrahima Sakho persiste pour dire qu'il faut à tout prix relevé le débat islamique pour montrer à la face du monde son sens intellectuel.

Les étudiants en journalisme percent le mystère du Mandarin






Le mandarin ou la langue chinoise est introduite dans les enseignements du CESTI depuis quelques années.*

Cette information nous est livrée par le directeur des étude Mamadou N'diaye,à en croire à M. N’diaye ,ce choix se justifie par la position actuelle de la chine qui est un leader mondial et dirige dans tous les secteurs.

A cet effet,les étudiants nouvellement admis ont 4 heures de cours par semaine au niveau de l'institut Confucius ,les enseignements se font comme tous les autres.Ils sont dispensés par des Sénégalais qui ont été en chine et sont revenus,ils articulent leur apprentissage sur le vocabulaire usuel,les règles grammaticales, la connaissance de culture chinoise.

Au-delà des ces enseignements menés, il faut noter aussi la présence d'une école de formation de pétrole pour les étudiants désireux de poursuivre une formation dans ce sens.

Les étudiants en journalisme se réjouissent de cette nouvelle acquisition, ajoutée à leurs connaissances antérieures, enrichissent leur  générale.Mamadou kane en L1 " j'aime le chinois, depuis longtemps ,j'ai voulu apprendre cette langue pour mieux connaitre leur culture ", avance-t-il.
Au cours d'une fête traditionnelles, les étudiants du CESTI ont interprété une chanson chinoise qui a ému toute l'assistance, sous cet aspect Abdou Khadim Thiam à l'image de Mamadou Kane livre ses impressions, de son avis ,un journaliste est appelé à se présenter partout où le besoin se fait sentir donc ce nouvel apprentissage est le bienvenu.
Pourtant, tout début ce cours a été une véritable souffrance pour certains, les tons , l'alphabet, la compréhension du sens des textes, ont secoué la grande majorité, nous dit Souleymane Sall et autres.
Au fil du temps, les efforts déployés par les uns et les autres ont fini de payer, il apparaît même dans les causeries au-delà des cours, les étudiants interpellent leurs camarade sen chinois ,ce qui témoigne une appropriation des contenus.

Au cours d'une fête à la chinoise, connue sous le vocable de printemps, présidée par l'Ambassadeur , qui rappelle, la position de son pays en matière de partenariat avec le Sénégal. Selon lui, l'état chinois a ouvert les portes au monde entier pour plusieurs offres éducatives et de formations universitaires.

mardi 17 mars 2020

COVID-19 La psychose d’une maladie invisible







La fermeture des écoles, universités, suspension des activités de rassemblement entre 21 et 30 jours, a provoqué un sursaut individuel et collectif des sénégalais.
Suite à la conférence de Presse, précédée par la réunion d’urgence du Palais, les Sénégalais ont commencé à mesurer la gravité de ce virus qui a étalé ses tentacules à travers le monde.
Les sénégalais sont invités à plus de rigueur en matière d’hygiène, les transports en commun qui assurent les liaisons entre la capitale et l’intérieur du pays n’en sont pas en reste.
Il est 8h 00 mn au terminus de liberté 5, lieu habituel de stationnement des véhicules Dakar-Dem/Dik, le bus chargé d’embarquer pour Sédhiou est prêt, l’attitude de cette sexagénaire attire tout le monde. Elle est  visiblement solide, du haut de ses soixante ans, elle montre l’air d’être bien au fait de l’actualité, munie d’une bouteille de détergent, elle essuie tous les sièges avant l’installation des occupants.
Le signal donné, le véhicule se lance sous une vitesse infernale pour atteindre l’autoroute à péage, un climat de méfiance s’empare de l’atmosphère, les personnes assises se tinrent tranquilles, aucune voix n’est attendue, sauf les arrêts obligatoires.http://demdikk.com/bonne-fete-de-lindependance/
C’est à Keur Ayib ou mesures de sécurité nationale surplombent celles de la santé. Le poste de police chargé des vérifications des titres de voyage reste sur ses gardes, les files se poursuivent, les personnes se frottent entre elles, ignorant les provenances des uns et  des autres. Hormis, un bocal installé à l’entrée ou les passagers sont obligés de se laver les mains, rien de spécial n’est mis.
C’est de l’autre côté en Gambie, ou les officiels ont mis en place une brigade d’hygiène avec les thermos flash, les lave-mains entre autres.
Après cette étape, le bus reprend le chemin jusqu’à Sédhiou, où les rues sont vides, les marchands qui occupent la devanture de la gare routière ont déserté les lieux.La psychose de cette maladie plane partout et devient sujet de conversations.


Analyse des risques systémiques et enjeux politiques liés aux réformes de l’Autorité de Régulation Pharmaceutique (ARP)

  La présente note vise à : • analyser les risques stratégiques, politiques et institutionnels induits par les réformes en cours au sein...