samedi 5 décembre 2020

Les étudiants occupent la rue



 Ce vendredi 04 décembre un après-midi chaud dans le campus universitaire Cheikh Anta Diop de Dakar, les étudiants des facultés confondues ont déversé leur colère sur la rue pour demander le paiement rapide des arriérés de bourse du mois d'octobre et novembre.

Une démonstration qui a valu l'occupation de l'artère principale et le blocage du trafic pendant plusieurs heures, occasionnant l'intervention de la police par des tirs de Gaz lacrymogène et autres.

La place Cheikh Anta Diop, sanctuaire aménagé en la mémoire du parrain porte l'empreinte d'échauffourées par des pierres et gourdins abandonnés par les frondeurs.

Quelques instants après l'arrêt des hostilités, les jeunes ont encore importé leur désarroi au niveau des restaurants où ils ont exigé le service gratuit, tous ces gestes sont accompagnés par des chants et cris stridents dans les différents pavillons.




mercredi 25 novembre 2020

Les candidats de l'impossible sur les routes de l'impossible




Plus  400 personnes ont péri aux larges des côtes de la méditerranée, à bord des embarcations de fortune. Selon les médias occidentaux, les victimes déboursent plus de 400000 francs CFA , ces candidats à l’émigration nourrissent l’espoir d’un lendemain meilleur, au prix d’un sacrifice de leur vie. N’importe quel chemin mène à Rome, c'est la perception qu'ils donnent. Un phénomène qui reprend de plus belle  dont  les explications fournies par les deux camps sont loin de retenir l’attention de l’opinion.

Au courant de cette semaine, des informations parues dans les colonnes de la presse nationale comme internationale font état de chiffres qui font froids au dos et traduisent avec netteté  le drame de l'émigration clandestine. Les pays de l'Afrique subsaharienne sont les plus touchés.

Le phénomène migratoire n'est pas chose nouvelle, depuis des siècles les hommes ont migré de continent en continent ou de pays en pays à la recherche de devenir meilleur ou dans l'espoir de trouver "l'Eldorado".

Ces jeunes ou moins jeunes qui décident de prendre les chemins de l'impossibles, bravent la bise maritime, la soif ou la faim pour atteindre les côtes Européennes, souvent dans un état piteux comme les images le montrent.  Si certains arrivent à réaliser leur rêve par miracle par contre d'autres voient   leur projet  brisé dans l'atlantique ou dans la Méditerranée. Ceux qui ont la chance arrivent d'autres sont repêchés par les gardes- côtes puis acheminés dans ces îles italiennes ou Espagnoles.

Pourtant, les solutions ne manquent pas dans les pays d'origine certains ont été  miroités par ces expatriés qui tronquent leur vécu en Europe pour  montrer une fausse image de leur vie infernale. Selon, les médias occidentaux, ces camps de transits où des tentes sont  improvisées pour accueillir ces migrants sont synonymes de prisons déguisées, des dortoirs sont pour eux des maisons de luxe. Sous le climat moins clément pour ces africains ,ils en décousent avec le froid dans ces champs de vignes ou de tomates. Des métiers abandonnés sur place pour aller faire pire.

Ce mirage de l'Europe, repris par plusieurs auteurs africain à l'aube de l'indépendance revient sous plusieurs formes où il nous prend toute notre jeunesse à  la quête du bonheur.

S'ils avaient raison?

Difficile de trancher cette question car entre l'administration qui  crie quotidiennement avoir crée des emplois et ces jeunes pressés de payer le tribut à leurs parents, emprunte le chemin du risque, une communication qui va peiner à prendre forme.

Selon un sociologue sénégalais, "le malheur de nos pays africains c'est leur jeunesse à la fois elle est motrice mais handicap", narre-t-il sur le plateau de la TFM




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Ont-ils torts?

Le mirage de l’Europe n’est pas une chose nouvelle en Afrique, bon nombre d’intellectuels ont terminé leurs études et ont choisi de rester, pensant que ce choix est le meilleur.

Aujourd’hui, la plupart des Etats Africains ont vécu plus de 50 ans d’indépendance avec des politiques économiques et sociales controversées, d’autres vivent sous le joug d’une instabilité politique sans précédent.

Les orientations gouvernementales sont de plus en plus sombres en matière d’employabilité des jeunes, ces derniers fuyant le chômage chronique et traumatisant, finissent par opter pour l’exil.

Ces propos ressortent des entretiens réalisés par info-migrants aux candidats retrouvés dans les camps ou des rescapés de chavirement qui prétendent y retourner quand l’occasion se présente.

Ces voyages synonymes de descente aux enfers, n’émeuvent personnes, les parents croisent les doigts en attendant le coup de fil libérateur ou celui qui les enfonce après avoir donné toute leur économie.

Ces morts que les chaînes étrangères exhibent tout au long de leurs bulletins d’informations ou des corps  rejetés par les eaux qu’on identifie guère, honorent de loin ce vieux continent qui se cherche et se perd dans ses manœuvres ostentatoires.

Au Sénégal, la question est perçue sous des angles différents, d’abord, le gouvernement n’en fait pas son cheval de bataille encore moins sa préoccupation, en pleine crise pour détourner l’attention, on remanie le gouvernement, on inaugure des édifices pendant que la nation est plongée dans un deuil total.

A ce sujet, Sahite Gaye enseignant –chercheur, interviewé sur les ondes de la RFM par de contournement par le feu pour détourner le regard du peuple sur d’autres questions moins importantes.

Cette façon de faire n’est pas gratuite ajoute-il.



 


dimanche 4 octobre 2020

La vallée de samiron sous la hantise





Seul lieu d'investissement des femmes de la commune et environnants, la vallée de Samiron présente à l'instant un champs qui augure de l'espoir aux rizicultrices de la région, les plants de riz verdâtres,l'eau sous les sillons, synonyme d'une pluviométrie abondante, voici en somme, ce que nous avons constaté dans cet espace au versant sud de la commune.

Elles sont toutes à l’œuvre, désherbage, relèvement de plants courbés sous l'effet de vent violent, cette atmosphère qui a régné à cet endroit au moment où nous avons rendu visite à ses braves femmes, traduit l'ardeur et la frénésie qu'éprouvent ces amazones à descendre quotidiennement pour se donner à la terre.

D'un signe de la main Maimouna Faty, nous indique la limite de sa parcelle, tout en souriant,signe d'une bonne moisson à l'horizon, elle ajoute leur satisfaction de la saison hivernale et aussi des variétés adaptées, de son avis même si la pluie venait de s'arrêter, les cultures peuvent résister. Elle renchérit sur la présence abondante d'eau qui peut favoriser aux semis de survivre longtemps.

 

Tout en nourrissant l'espoir de bonne récolte, elle se souvient de l'effet dévastateur des animaux en divagation qui ont semé la confusion dans la tête des femmes. Ces actions néfastes dirigées contre les rizières ont fini par anéantir longtemps les efforts consentis.

Si aujourd'hui notre interlocutrice se dit satisfaite mais lance un appel aux autorités pour  mettre fin à ce phénomène.
 

Analyse des risques systémiques et enjeux politiques liés aux réformes de l’Autorité de Régulation Pharmaceutique (ARP)

  La présente note vise à : • analyser les risques stratégiques, politiques et institutionnels induits par les réformes en cours au sein...